Des cours de taille ont été donnés en plusieurs endroits de la vallée, pour adultes, mais aussi en direction de collégiens.

 

Comme chaque année, au printemps, l’association des arboriculteurs et récoltants familiaux de fruits de la haute vallée de la Bruche a organisé des cours de taille pour ses membres.

« Qui veut de beaux fruits, soigne ses arbres »

« Qui veut une bonne récolte et de beaux fruits, soigne ses arbres. » Cette maxime, les arboriculteurs l’ont mise en pratique en conviant les membres à l’une des cinq séances animées par Patrick Metz, moniteur agréé par la fédération.

Près de 80 personnes ont ainsi profité des conseils et du savoir-faire du moniteur, soit au verger de l’AFP de Barembach ou à celui d’Albet, soit au verger de l’association ou au verger-école du collège. À ce dernier, les élèves du groupe « jardinage » de Joëlle Liegl ont montré un enthousiasme tout particulier pour ce cours de taille.

 

Sécateur

Après avoir écouté les principes de base comme « tailler un arbre, c’est lui donner une structure de sorte que la sève puisse irriguer également toutes les branches pour obtenir un développement harmonieux », les élèves sont passés à l’action en maniant le sécateur. Dans les autres séances, tout en taillant, le moniteur a cité les principes à respecter : suppression des gourmands et des branches qui se chevauchent, tailler court les rameaux les plus faibles pour leur donner la possibilité de prendre de la vigueur, dégager le centre de l’arbre pour favoriser son aération…

La taille est tout un art. Aussi le moniteur suit-il la croissance des jeunes arbres pendant trois ans, pour leur donner une forme rationnelle permettant d’accéder à toutes les branches, surtout au moment de la récolte.

 


Les jeunes élèves écoutent les conseils du moniteur. Photo DNA

 


Discussion autour de l’arbre : quelle forme lui donner, tige ou coupelle ? - Photo DNA

 

DNA Publié par B.S. 19/04/2017 à 05:00

 

 

 

Le Syndicat des récoltants familiaux de fruits et producteurs d’eau-de-vie de la vallée de la Bruche a convié les bouilleurs de cru à une journée consacrée à la distillation et sa réglementation.


Responsables locaux et représentants des Douanes dans le local de distillation. PHOTO DNA

 

Parmi les personnes ayant répondu à l’appel des organisateurs, un néophyte venu pour acquérir un savoir-faire qui tend à disparaître et d’autres pour se familiariser avec l’alambic installé dans le nouveau local.

Se basant sur son expérience, Alain Stouvenel a divulgué à son auditoire les règles de base pour obtenir une eau-de-vie de qualité : propreté des différentes parties de l’appareil – cuve, chapeau, col-de-cygne, ailettes de refroidissement — sans oublier la maîtrise du feu et du bain-marie.

Les conseils d’un ancien

Tout en surveillant la première passe, l’organisateur a abordé les à-côtés de la distillation : préparation de la matière, qualité des fruits, température adéquate de la fermentation, contrôle de celle-ci, rendement propre à chaque fruit (établi par l’administration pour le règlement des droits)…

Ont suivi ensuite les autres conseils de l’ancien : importance du nettoyage des différentes parties de l’alambic avant la repasse, l’arrêt de la distillation et la conservation de l’alcool.

Sur ces entrefaites, les distillateurs ont accueilli les représentants de la Douane : Christine Durringer, directrice régionale, Jacques Greiner, collaborateur de la directrice, Daniel Stengel, chef du pôle action économique de la direction des Douanes du Bas-Rhin, venus pour vérifier l’application de la convention signée le 1er septembre. Cette dernière facilitant les formalités administratives.

Après la visite des différents postes de l’atelier de jus de pommes, du verger-école, les représentants de l’administration des Douanes ont accordé leur confiance aux responsables locaux.

La nouvelle procédure à respecter comprend un formulaire de déclaration renseignée à déposer huit jours avant la distillation à la permanence de l’atelier, l’encaissement des droits par le Syndicat, qui transmettra aux Douanes et l’enlèvement de l’alcool à la fin de la distillation.

 

Renseignements : Syndicat des récoltants de fruits de la vallée de la Bruche.
Président : Alain Burkhard.
Permanence chaque samedi matin, au local situé place des Fêtes, à La Broque.

 

 

 

Dès la fin de la saison hivernale, responsables et bénévoles de l’association des récoltants familiaux de fruits et producteurs d’eaux-de-vie naturelles se retroussent les manches pour reprendre les travaux d’aménagement à l’atelier.

Responsables et bénévoles devant le nouveau local en cours de finition. PHOTO DNA

 

En projet depuis belle lurette, le nouveau local pour la distillation est enfin sorti de terre. Chaque mardi matin, des bénévoles maçon, charpentier, menuisier, électricien, ferblantier, serrurier et manœuvre ont mis en commun leurs compétences pour donner vie à ce projet.

Désormais, la réalisation touche à sa fin. Un beau local, plus spacieux, permettant ainsi aux distillateurs d’exercer leur passion dans de meilleures conditions. Une journée de démonstration est prévue dans les prochains temps.

Autre bonne nouvelle, la signature de la convention avec le service des Douanes pour la transmission des différents documents administratifs. Cette convention entrera en vigueur dès septembre.

Septembre s’étant affiché au calendrier, les responsables de l’atelier de jus de pomme songent déjà à la campagne de 2016. Une réunion de travail pour la répartition des services est fixée à aujourd’hui, avec éventuellement le démarrage des opérations en fonction de l’arrivée des pommes.

 DNA par B.S., publiée le 03/09/2013 à 05:00

 

 

 

Intéressés par la fabrication du jus de pomme, les visiteurs ont découvert le fonctionnement de l’atelier lors de la journée portes ouvertes.


En pleine action devant la nouvelle presse - Photo DNA

Dans certains secteurs, la récolte est tellement abondante que la liste d’attente s’allonge de jour en jour. Depuis 1 mois, l’atelier est une véritable ruche bourdonnante où l’activité est si intense qu’il est impossible d’expliquer aux nouveaux membres le processus de fabrication. Pour remédier à cet état de fait, les responsables ont décidé une opération « Portes ouvertes » dimanche 5 octobre de 10 h à 18 h.

Par petits groupes, les visiteurs ont pu assister à la transformation de la matière première (- les pommes) en produit fini (- jus de pomme en bouteilles ou bag in box). Sociétaire ou simple curieux, chacun a pu s’enquérir des dernières acquisitions et de leur mode de fonctionnement. C’est naturellement la nouvelle presse et ses caractéristiques techniques qui ont suscité le plus d’intérêt. « Nous avons pu acheter cette presse grâce à notre saine gestion d’autofinancement et au soutien de nos partenaires », a annoncé le président Alain Humbert, heureux d’accueillir élus et représentants des communes.


Récupération du produit fini et stockage des bouteille dans des caisses en bois - Photo DNA

 

 

 

Le verger pédagogique de La Broque a été inauguré récemment. Aboutissement d’un parcours pugnace. « Si l’on m’apprenait que la fin du monde est pour demain, je planterais quand même un pommier ».Cette citation attribuée à Martin Luther, reprise par Mario Pierrevelcin, représentant de l’École d’horticulture et de paysages de Roville-aux-Chênes, partenaire de l’opération, lors de l’inauguration du verger école des arboriculteurs, donne d’emblée l’état d’esprit de ceux qui ont eu l’idée de ce projet et qui l’ont accompagné jusqu’à sa réalisation.

Idée vieille de 10 ans, travaux en un temps record

Loin des plaisirs futiles et fugaces à la mode de nos jours, planter, tailler et entretenir un arbre font appel à des notions d’écologie, d’aménagement du territoire, de préservation de la nature et de sa biodiversité, mais aussi d’abnégation et d’héritage, qui caractérisent les arboriculteurs passionnés, parce que les arbres survivent la plupart du temps à ceux qui les ont plantés…

Jean-Bernard Pannekoecke, maire de La Broque et également vice-président de la communauté de communes de la vallée de la Bruche, également partenaire du dossier, a résumé le long processus qui a abouti à la création du verger : « La commune a mis à disposition le site en mars 1987, ce qui a permis la construction de l’atelier de jus de pommes, inauguré en 1989. Cet équipement et le fort engagement des bénévoles de l’association ont un rayonnement important sur le territoire de la Bruche en ce qui concerne la plantation d’arbres fruitiers à vocation familiale, les paysages, le cadre de vie des habitants et, de fait, l’économie locale. En 2012, le projet d’un verger pédagogique pour tous, aux abords de l’atelier, a été vu d’un très bon œil par la municipalité. »